Isabelle Quentin

Usages, numérique, éducation, réseaux d'enseignants, MOOC

Remplacer des hommes par des robots : jusqu’où ira t-on ?

Je partage dans cet article, un résumé des propos qui ont été tenus lors de l’atelier intitulé Remplacer des hommes par des robots : jusqu’où ira t-on ? qui s’est tenu lors des entretiens Enseignants – Entreprises (École Polytechnique, Saclay, le mardi 25 août 2015)

Afin de faciliter la lecture de ce texte, j’ai choisi de ne pas citer les propos de chaque intervenant en respectant l’ordre chronologique mais de proposer une synthèse organisée selon les deux unités qui ont fait sens à mes yeux, la présentation de ce qui ce fait aujourd’hui en matière de robotique et les avancées imaginées par les deux intervenants pour demain.

Les deux intervenants (David Filliat, directeur du laboratoire Robotique, ENSTA Paristech et Robin Rivaton, conseiller auprès du PDG, Aéroports de Paris) s’accordent sur le fait que définir le champ de ce qui appartient ou non au domaine de la robotique ne fait pas consensus. Étymologiquement le mot robotique renvoie à la notion d’esclave. Une définition un peu générale a néanmoins été donnée, les robots sont des objets capables d’opérer en étant autonomes.

Les intervenants ont rappelé que la robotique suscite dans l’opinion publique des peurs et des craintes souvent irrationnelles soutenues par des débats d’ordre philosophique, voire idéologique et insistent sur la nécessité de procéder à un état des lieux factuels de ce que font les robots aujourd’hui.

Quel est l’état actuel de la robotique ?

La France possède un parc de 34 500 robots. Nous sommes en retard par rapport aux autres pays industrialisés.

A quoi servent les robots ?

Les robots nous remplacent sur des zones dangereuses (sites nucléaires) ou pour effectuer à notre place des tâches contraignantes (traite automatique des vaches). Les robots font des choses que les humains ne peuvent pas faire (analyse des Big Data).

Dans le domaine industriel, ils permettent de réaliser certaines tâches plus vite et « mieux » que l’homme. Les premiers robots industriels sont des chaines de montage totalement isolées physiquement de l’homme soit par des barrières soit par un vitrage. Ils ont permis de gros gains de productivité mais se sont révélés peu flexibles. Aujourd’hui la tendance est de produire des robots permettant de fabriquer de plus petits volumes. Ce type de robots est accessible et est adapté aux PME. Les interactions avec l’homme sont désormais possibles afin de gagner en flexibilité. Lorsque le robot est conçu pour travailler en collaboration avec l’homme, on utilise le terme de cobotique. A titre d’exemple, un ouvrier fait le geste et le robot supporte 95 % du poids de l’outil. Ainsi, IBM a robotisé ses chaines afin de faciliter le travail de ses salariés les plus âgés.

Que font les robots et à quoi ressemblent-ils ?

Les robots progressent

  • Ils trouvent des applications dans tous les domaines
  • Ils deviennent plus autonomes
  • Ils sont davantage en contact avec l’homme

Mais :

  • Leur intelligence et leur autonomie sont limitées
  • Les robots ne savent pas réaliser les tâches demandant de la dextérité, ni faire preuve d’empathie

Les robots humanoïdes en sont encore au stade de la recherche.

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Et demain ?

Les robots de demain devront savoir s’adapter aux situations nouvelles. La gestion de la complexité est un champ de recherche à part entière. Deep Blue, le robot qui a gagné aux échecs contre Gasparov en 1977 est très performant mais sur une seule tâche, le jeu d’échec. La recherche porte désormais sur les capacités d’apprentissage autonome des robots.

En ce qui concerne le marché du travail :

  • Pour les deux intervenants, les métiers dans le champ des services à la personne ne peuvent pas être pris en charge par un robot. Pour eux, les consommateurs n’accepteront pas de rester en interaction avec une machine.
  • La robotique coûte très cher pour des résultats peu concluants. Le retour sur investissement n’est pas là. Pratiquement aucune entreprise dans le domaine de la robotique ne parvient aujourd’hui à dégager une rentabilité suffisante. Pour eux, l’intégration des robots dans la vie quotidienne sera lent ce qui permettra de s’adapter.

A suivre ….

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Cette entrée a été publiée le 28 août 2015 par dans Articles, et est taguée , , , .
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